Vous avez peut-être tendance à minimiser vos réussites, à vous comparer aux autres ou à vous reprocher durement la moindre erreur. Même lorsque votre entourage vous rassure, vous continuez à douter de votre valeur ou de vos capacités. Cette autocritique peut donner l’impression de pousser à progresser, mais elle devient souvent épuisante et paralysante.

Comment le manque d’estime de soi peut-il se manifester ?

  • peur du jugement ou de l’échec ;
  • difficulté à recevoir un compliment ;
  • comparaison fréquente avec les autres ;
  • besoin de prouver sa valeur ;
  • perfectionnisme et procrastination ;
  • difficulté à poser ses limites ;
  • discours intérieur dur ou humiliant.

À quoi sert l’autocritique ?

L’autocritique peut fonctionner comme une stratégie de protection. Se critiquer avant que les autres ne le fassent donne parfois l’impression de mieux contrôler le risque de rejet ou d’échec. Le perfectionnisme peut également chercher à garantir l’acceptation, la réussite ou la sécurité. Ces mécanismes ne sont donc pas simplement négatifs : ils cherchent aussi à vous protéger d’une souffrance potentielle mais ils peuvent finir par empêcher d’agir, de se reposer ou de reconnaître ses besoins.

Pourquoi les encouragements ne suffisent-ils pas toujours ?

Une personne peut savoir rationnellement qu’elle possède des qualités et continuer à se sentir insuffisante. Le problème ne se situe pas uniquement au niveau des idées. Certaines situations de comparaison, d’évaluation ou de désaccord peuvent réactiver une peur corporelle et émotionnelle plus ancienne. La personne revient alors automatiquement à ses habitudes de contrôle ou de dévalorisation.

Comment l’accompagnement peut-il aider ?

Le travail thérapeutique peut permettre d’identifier les différentes facettes du dialogue intérieur : une partie très exigeante, une partie qui redoute l’échec, une autre qui se sent découragée ou honteuse. Plutôt que de combattre l’autocritique, il s’agit d’en comprendre la fonction et de développer une relation intérieure plus souple. L’Intelligence Relationnelle tient également compte de la manière dont la peur du jugement ou le besoin de bien faire apparaissent dans la relation thérapeutique.

L’Intelligence Relationnelle permet d’aborder ces phénomènes avec prudence, en privilégiant la sécurité et un rythme adapté à chaque personne. Voir la page sur l’IFS.

Question fréquente

Estime de soi et confiance en soi sont-elles identiques ?

La confiance concerne davantage le sentiment d’être capable d’accomplir quelque chose. L’estime de soi renvoie plus largement à la valeur que l’on s’accorde, y compris lorsque l’on échoue.

Prendre rendez-vous

Un premier rendez-vous peut vous aider à préciser les situations dans lesquelles l’autocritique prend le dessus et les changements que vous recherchez.