Certaines personnes ne se sentent jamais véritablement en sécurité, même lorsque leur environnement ne présente objectivement aucun danger. Elles restent attentives à ce qui pourrait mal se passer, ont du mal à lâcher prise ou ressentent un besoin important de contrôler les situations et les relations.
Quels signes peuvent accompagner ce sentiment ?
- tension intérieure difficile à relâcher ;
- attention constante aux réactions des autres ;
- besoin d’anticiper et d’organiser ;
- difficulté à faire confiance ou à demander de l’aide ;
- malaise face aux imprévus ;
- sentiment que le calme ne durera pas ;
- difficulté à se reposer sans culpabiliser.
Une sécurité qui ne dépend pas seulement du raisonnement
Il est possible de savoir que tout va bien sans parvenir à le ressentir. Le système nerveux évalue en permanence les signes de sécurité et de danger. Lorsqu’il a appris que l’environnement ou les relations pouvaient être imprévisibles, il peut rester mobilisé et interpréter certains signaux neutres comme des menaces. Se répéter qu’il faut se détendre ne suffit alors pas toujours.
Le besoin de contrôle comme protection
Contrôler, prévoir ou ne dépendre de personne peut avoir permis de conserver un sentiment de stabilité. Ces stratégies ont souvent une logique et ne doivent pas être supprimées brutalement. Le travail consiste plutôt à comprendre quand elles se déclenchent, de quoi elles cherchent à protéger et comment développer d’autres façons de retrouver de la sécurité.
Comment l’Intelligence Relationnelle et l’IFS peuvent aider ?
L’Intelligence Relationnelle et l’IFS prennent en compte le fonctionnement du système nerveux autonome et la sécurité construite dans la relation. Le thérapeute observe avec la personne les signes de mobilisation, de retrait ou d’apaisement. La relation thérapeutique peut devenir un contexte dans lequel il est progressivement possible de relâcher une partie de la vigilance, de demander du soutien sans perdre son autonomie et de mieux reconnaître les situations réellement sûres.
L’Intelligence Relationnelle et l’IFS permettent d’aborder ces phénomènes avec prudence, en privilégiant la sécurité et un rythme adapté à chaque personne. Voir la page sur l’IFS et l’IR.
Question fréquente
Le manque de sécurité intérieure signifie-t-il que je suis anxieux ?
Pas nécessairement. Il peut s’exprimer par de l’anxiété, mais aussi par du contrôle, de l’irritabilité, un retrait émotionnel ou une difficulté à dépendre des autres.
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